Q : Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?
Je suis Jean-Pierre PECOT, aujourd’hui retraité après 35 années passées au sein de l’industrie aéronautique, principalement chez Safran (ex-Snecma), dans le domaine de l’électronique des moteurs.
Au cours de ma carrière, j’ai évolué dans un secteur en constante transformation, où l’innovation technologique est permanente. J’ai eu la chance de contribuer à des programmes majeurs de l’aéronautique, aussi bien civils que militaires.
Q : Quelles études avez-vous faites ?
J’ai suivi un parcours scientifique, puis une formation d’ingénieur avec une spécialisation en électronique, à une époque où ce domaine commençait à prendre une place de plus en plus importante dans l’aéronautique.
Q : Pourquoi avez-vous choisi cette voie ?
Au départ, c’était davantage une opportunité qu’un choix très structuré. Mais rapidement, j’ai été attiré par le monde de l’aviation.
Dans les années 1980, l’aéronautique connaissait une période de grands défis, aussi bien dans le civil que dans le militaire. L’électronique y prenait une place croissante, et cela rendait le domaine particulièrement stimulant.
Q : Y a-t-il eu des obstacles ou des moments déterminants ?
Dans ce secteur, il faut constamment se remettre en question. L’électronique évolue en permanence, ce qui oblige à apprendre, s’adapter et progresser tout au long de sa carrière.
C’est à la fois une exigence et une richesse.
Q : Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
En sortie d’études, j’ai commencé par travailler pendant cinq ans dans différents domaines : la téléphonie, la vidéo et le médical. Ces expériences ont été très enrichissantes sur le plan technique, même si elles ne correspondaient pas totalement à mes attentes en termes d’évolution.
J’ai ensuite rejoint Safran, où j’ai construit l’essentiel de ma carrière.
J’ai débuté comme ingénieur d’études sur des programmes militaires, notamment le Mirage 2000. J’ai ensuite évolué vers des fonctions de responsabilité, en devenant responsable de production sur le FADEC, le régulateur électronique du moteur du Rafale.
En fin de carrière, j’ai occupé le poste de responsable RETEX (retour d’expérience) sur le programme Rafale, avec un rôle clé dans l’analyse et l’amélioration continue des systèmes.
Q : Avez-vous participé à des projets marquants ?
Oui, j’ai eu la chance d’être impliqué très tôt sur des programmes majeurs comme le Mirage 2000 puis le Rafale.
Ces projets étaient à la pointe de la technologie et représentaient une avance significative par rapport à la concurrence. Ils ont fortement contribué à positionner Safran comme un leader mondial des équipements aéronautiques.
Aujourd’hui, Safran est un acteur incontournable, travaillant avec des grands industriels comme Dassault, Airbus ou Boeing.
Q : Quelles formations recommandez-vous ?
Bien sûr, intégrer de bonnes écoles est un atout important. Mais au-delà du diplôme, ce sont surtout la motivation, le travail et la persévérance qui font la différence.
Rien ne remplace l’engagement personnel.
Q : Quelles compétences faut-il développer ?
Dans l’aéronautique, il est essentiel de rester en phase avec les technologies de son époque et celles à venir. Cela passe notamment par des compétences en électronique, en informatique et en systèmes complexes.
La maîtrise de l’anglais est également indispensable, car c’est la langue de référence dans ce secteur international.
Q : Quel conseil donneriez-vous pour réussir ?
Je dirais simplement : travail, travail… et confiance en soi.
Q : Quelles sont les tendances actuelles ?
L’industrie aéronautique est aujourd’hui en pleine transformation, notamment avec les enjeux de transition écologique.
De nombreux projets sont en cours pour développer des solutions plus durables, avec des échéances importantes à horizon 2030.
Q : Comment votre secteur a-t-il évolué ?
C’est un secteur qui a toujours été en évolution constante. Les technologies progressent rapidement, et les métiers s’adaptent en permanence à ces changements.
Q : Quels nouveaux métiers ou technologies émergent ?
On voit apparaître de nouvelles générations d’avions et de moteurs, notamment autour des technologies électriques et de l’hydrogène.
Ces innovations vont profondément transformer le secteur dans les années à venir.
Q : Pourquoi aimez-vous ce métier ?
Pour aimer ce métier, il faut être motivé et accepter les difficultés. Il y a parfois des échecs, mais il faut savoir rebondir, se remettre au travail et progresser.
C’est un métier exigeant, mais extrêmement enrichissant.
Q : Quelle est votre plus grande fierté ?
Ma plus grande fierté est d’avoir participé à des programmes techniques majeurs qui ont marqué l’histoire de l’aéronautique.
Mais au-delà de cela, c’est surtout d’avoir partagé cette aventure avec des équipes, car c’est un travail profondément collectif.
Un message pour les étudiants ?
Persévérez dans vos études et ne vous découragez pas.
N’hésitez pas à explorer différentes voies dans le domaine, car il existe de nombreuses opportunités dans l’aéronautique.
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